Octobre 2017 - Tendances

Tendances 2018 : l’arrivée des objets connectés dans l’entreprise. Une bonne nouvelle ?

L’Internet des Objets a le vent en poupe. Malgré une année 2017 en dents de scie, les indicateurs sont au vert pour 2018. Des évolutions technologiques majeures sont en marche à commencer par des levées de fonds importantes pour les startups de l’IoT qui vont bénéficier directement de ces innovations.

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Un terme qui risque de fleurir en 2018 est certainement l’Industrie 4.0. Ces usines intelligentes (smart factories) ouvrent la voie d’une nouvelle révolution industrielle grâce à la convergence du Big Data, du Cloud et des infrastructures matérielles qui arrivent à maturité. Les objets connectés et tout un ensemble de systèmes embarqués sont à la base de cette transformation. Positionnant, aujourd’hui, les fleurons de l’industrie comme Airbus Group, Dassault Systèmes et la SNCF en tête de cette catégorie.

 

Mais chaque industriel peut tirer son épingle du jeu. La miniaturisation et la baisse continue du coût des composants électroniques ainsi que la multiplication et l’amélioration des outils d’analyse permettant d’exploiter le Big Data ont entraîné, ces deux dernières années, une baisse des coûts d’équipements.

 

Connaître son investissement

Les objets connectés sont donc une aubaine pour les entreprises, considérés comme la promesse de retombées économiques massives. Mais ils représentent  malgré tout un investissement important. 

Il convient, également, de bien connaître leur fonctionnement.

Businessman uses smart watch and phone. Smartwatch concept.

Comment définir les objets connectés ? Appareils dotés d’une adresse IP (d’où la création de la norme IPv6), de composants informatiques miniaturisés et d’un protocole de communication le reliant, avec ou sans fil, à un autre appareil, offrant de la puissance de calcul (ordinateur, serveur, smartphone, etc.), ils sont capables de capter et de transmettre des données grâce à des capteurs connectés : caméra, bracelet, tracker.
La communication est la pierre angulaire. Raison pour laquelle la notion de réseau est primordiale. Plusieurs protocoles cohabitent, du GSM au Sigfox. 

 

Des secteurs plus privilégiés que d’autres

Concernant le monde de l’entreprise l’industrie est en avance et les retours sur investissement peuvent être immédiats.

 

Le secteur du fret est également bien placé. Le suivi, la gestion des containers, l’analyse en temps-réel du trafic routier permettent des gains substantiels. Les étiquettes RFID dans les entrepôts jouent désormais un rôle central pour la localisation précise des marchandises.

 

Le secteur tertiaire tire aussi son épingle du jeu. L’IoT a permis l’apparition du Pay as you drive (Payd – payez ce que vous conduisez) qui pourrait révolutionner l’assurance automobile. Ce système permet de payer son assurance en fonction des kilomètres effectués grâce à un petit boîtier électronique placé dans la voiture. Grâce à lui, il sera possible de déterminer le type de conduite de l’assuré et d’ajuster au mieux son contrat d‘assurance. On estime les gains du Payd entre 10 % et 40 % par rapport à un contrat classique.

 

L’IoT est également bien implanté dans le milieu hospitalier, aussi bien pour gérer les patients que le matériel, ainsi que dans les laboratoires pharmaceutiques.

 

Les questions qui se posent

Pour bien comprendre l’impact de l’assimilation des objets connectés sur leur écosystème, les entreprises ne possédant pas de service informatique et ne réalisant pas de veille devront se faire aider par des spécialistes.

 

En premier lieu, il est nécessaire se poser les bonnes questions :

  • Selon ses usages, vers quel type d’objet faut-il se tourner ?
  • Faut-il fabriquer l’objet ou acquérir un modèle existant ?
  • Que faire des données collectées ? Comment les analyser ?
  • Comment assurer la sécurité des data afin qu’elles ne soient ni accessibles et ni  exploitables au tout venant ? 
  • Quel front-end aura l’utilisateur pour accéder aux données ?
  • Quel back-end est nécessaire pour le traitement des données ?
  • À quel type de réseau se connectera l’objet ?

 

Une idée essentielle sera d’exploiter les actifs déjà présents dans l’entreprise pour en tirer le meilleur profit. De petits changements peuvent entraîner de grandes évolutions (par exemple connecter les outils de production au centre de gestion). 

 

Réactivité et fidélisation

On le voit, les applications ne se limitent pas à des gadgets high-tech et les entreprises, en pleine transformation digitale, sont concernées au premier chef. Au-delà de l’innovation, c’est bien de performance dont il est question. En effet, en entreprise, l’IoT peut être utilisé pour automatiser et superviser des tâches manuelles répétitives (éclairage, climatisation, température de l’eau, etc.). Et ce ne sont pas là ses seuls usages. L’IoT constitue un levier puissant pour : 

 

  • réduire ses coûts de maintenance (en équipant ses TGV de milliers de capteurs, la SNCF table sur 10 à 30 % de gain)
  • réduire ses stocks pour adhérer strictement à la demande (BMW imprime en 3D certaines pièces de la BMW i3 au moment du montage)
  • augmenter ses ventes (+ 12 % pour Coca-Cola Amatil avec l’implantation de 50 vitrines réfrigérées interactives et connectées)
  • mieux connaître ses clients (le bracelet d’Affect-Tag renseigne sur les émotions d’un client lors du test d’un produit)
  • fidéliser ses clients (Nespresso facilite par exemple le rachat de ses capsules via des notifications sur smartphone avec la machine connectée Prodigio)

 

Si l’IoT permet d’enregistrer des gains à court terme, il permet aussi de créer de nouveaux liens avec le client, en lui proposant de nouveaux services, en répondant mieux à ses besoins et à ses envies grâce à des bases de données enrichies.